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14/02/2011

Quelle ambiance à la Berlinale !

La Berlinale, c'est quoi pour vous? C'est la question posée par notre team du MBA en production audiovisuelle de L'ESG qui s'est rendue à La Berlinale, l'un des festivals internationaux de films les plus importants qui se déroule du 10 au 20 février 2011, à Berlin.

L'occasion de découvrir tous les jours un vidéo relatant nos rendez-vous avec des professionels, nos rencontres avec les participants et les coulisses du festival.

Si vous n'avez pas eu la chance de partir à la Berlinale, voilà quelques images et impressions récupérées par nos petits soins, spécialement pour vous !

5...4...3...2...1.... et.... Action !

Carnet de bord : jour 5

 

2100037560~.JPGNous avons rendez-vous en début d’après-midi avec David Grumbach, producteur basé au Luxembourg. Il nous amène au dix-septième étage d’un buiding de la Potsdamer Platz, à une conférence sur la co-production européenne organisée par l’équivalent allemand du CNC. De nombreux producteurs européens sont là à finaliser des accords de co-production et évoquer de futurs projets. Beaucoup d’entre eux acceptent malgré tout de nous parler de leur métier et de leur séjour à Berlin durant le festival. C’est important pour nous de rencontrer tous ces professionnels de différents pays.

Par ailleurs, il y a un buffet assez fourni, ce qui n’est pas négligeable avec la gueule de bois générale dont nous sommes victimes… Nous restons donc un petit moment ici. Nous prenons quelques minutes pour filmer le panorama qu’offre la terrasse sur la ville. Capou s’improvise en guide de Berlin et je pense qu’une information sur deux est erronée, mais qu’importe le spectacle vaut le coup d’œil. Nous ne nous attardons pas trop dehors car à cette hauteur le vent est glacial : il fait -13°C aujourd’hui à Berlin.

 

Nous nous rendons ensuite vers le Berlinale Palast pour faire quelques plans et réaliser d’autres micro-trottoirs. Les gens sont réceptifs et jouent le jeu, c’est agréable.

 

Nous avons ensuite rendez-vous avec Roxane Arnold, directrice de la programmation chez Pyramide Distribution. Elle prend le temps de répondre à nos questions sur son métier, sur son rôle durant la Berlinale. Elle voit un très grand nombre de films et nous accorde tout de même cet instant entre deux séances. Encore une fois, l’entretien est intéressant, il est important pour nous d’aborder cet aspect du métier, primordial lors d’un festival.

 

Nous nous dirigeons maintenant vers le Sony Center, création architecturale ultra-moderne : un immense dôme métallique niché entre de grands immeubles en verre. A l’intérieur, il y a le musée du cinéma allemand, quelques boutiques et des cafés. Tout en haut, il y a la terrasse d’un bar qui offre une vue impressionnante sur l’édifice. Nous décidons de nous y rendre pour prendre quelques plans. Nous passons ensuite du temps dans l’ascenseur en verre à filmer notre descente et notre remontée. L’idée est bonne, la réalisation moins…

 

Nous nous installons dans un café au rez-de-chaussée et attendons David Grumbach qui doit nous rejoindre pour aller avec nous à la soirée Eurimages, en face du marché du film.

 

Nous arrivons donc là –bas, dans un vieux bâtiment somptueux, où après avoir passé le contrôle de sécurité, nous pénétrons dans de larges salles où des centaines de producteurs et distributeurs sont présents. Tout le monde se sert allègrement en vin rouge et nous tachons de faire comme tout le monde… Nous interviewons une charmante réalisatrice luxembourgeoise d’une trentaine d’années et flânons tranquillement dans cette soirée. Nous ne connaissons pas grand monde et il est donc difficile de nous sentir à l’aise ici. Nous prenons tout de même le temps de tomber amoureux de Julie Gayet et Léa Drucker avant de quitter les lieux…

Ethel rejoint Jess au Berghain. Les autres rentrent se reposer, ce soir c’est night off pour la plupart d’entre nous.

 

Nous avons fait beaucoup de rencontres intéressantes aujourd’hui et il en sera probablement de même demain. Berlin est une ville agréable la journée aussi…

HV

Michel Ocelot : le triomphe de l'animation française

 

ocelot.jpgDimanche 13 février, 17h, aux abords du « Berlinale Palast ». Notre promenade post-interview est interrompue par l’arrivée subite du réalisateur français Michel Ocelot accompagné par Christophe Rossignon, le producteur de son nouveau film Les Contes de la Nuit, et l’équipe technique. Le temps de filmer quelques instants et de s’apercevoir sur l’écran géant placé à l’entrée du Palais. Un petit jeu s’installe, le caméraman nous filme, nous nous filmons sur l’écran, un instant amusant et quelques images souvenirs. Malgré le froid, l’ambiance est festive aux abords de la salle. Ce soir on s’exprime en 3D : vont s’enchaîner Les Contes de la Nuit de Michel Ocelot, Pina de Wim Wenders et Cave of Forgotten Dreams de Werner Herzog.

C’est donc Michel Ocelot qui ouvre le bal avec Les Contes de la Nuit, film d’animation diffusé en 3D. Nous n’avons malheureusement pu assister au film du seul réalisateur français en compétition officielle à la Berlinale, interviews obligent. Nous attendrons donc sa sortie en juillet et nous nous consolerons en lisant le synopsis sur la catalogue de la Berlinale : « Toutes les nuits, un garçon, une fille et une vielle technicienne se rencontrent dans un cinéma désaffecté et déjà un peu délabré. La salle recèle en effet un secret. En vérité, le cinéma est un endroit magique que le trio explore en inventant des choses, en se déguisant et en se figurant vivre des histoires qui deviennent vraies pour eux au cours de ces nuits-là. Il y a un magicien et des elfes qui prennent possession des lieux, de braves valets d’écurie qui se consument pour de belles princesses, des loups garous qui hurlent et des dames insensibles qui s’offusquent en faisant froufrouter leurs robes de taffetas. Il y a des villes en or et des forêts si profondes que personne ne trouve plus le chemin pour en sortir. L’univers magique est parcouru d’ondes harmonieuses et des chœurs célestes rivalisent avec les sonorités mates de tambours magiques. Au cours de nuits pareilles, la méchanceté peut déclencher le plus grand des malheurs mais pour finir, c’est toujours le bien qui l’emporte. »

Né en 1943 à Villefranche-sur-mer, il passe son enfance en Guinée puis son adolescence à Angers. Il se tourne assez jeune vers les arts graphiques, étudie aux Beaux-Arts de Rouen, avant de rejoindre les Arts décoratifs de Paris et de compléter sa formation par un passage au California Institute of the Arts. Plongé depuis 35 ans dans l’animation, le succès lui vient assez tardivement (Michel Ocelot, dans un entretien accordé à Ecran Total*, regrette, dans un premier temps, de ne pas avoir eu accès aux outils, et d’avoir, par conséquence, perdu beaucoup de temps) mais la reconnaissance de ses pairs est quasi-immédiate. Ses courts métrages d’animation sont primés en festival. Son court Les Trois Inventeurs obtient un prix aux BAFTA (British Academy of Film and Television Arts) en 1979 à Londres. De même, La Légende du pauvre bossu reçoit en 1983 le César du meilleur court-métrage d’animation. La vie professionnelle de Michel Ocelot change à partir du succès de son premier long-métrage d’animation Kirikou et la sorcière en 1998. Les aventures de Kirikou, petit garçon qui parle déjà dans le ventre de sa mère, se situent dans un petit village de l’ouest africain.

Michel Ocelot a depuis enchaîné quatre longs-métrages d’animation, dont le très remarqué Azur et Asmar retenu en 2006 à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes. Une reconnaissance internationale de son travail qui lui vaut une invitation à Cannes en 2006 pour présenter son film devant un public de 3000 enfants. Une reconnaissance qui lui vaut surtout d’être sélectionné cette année en compétition à la Berlinale. Michel Ocelot le seul réalisateur français à participer à la compétition officielle de la 61ème édition de la Berlinale ; et est surtout le seul à présenter un film d’animation en sélection.

Il est le symbole d’un cinéma d’animation français de plus en plus reconnu, à l’instar de Sylvain Chomet qui obtint en 2003 l’Oscar du meilleur long-métrage d'animation pour Les Triplettes de Belleville, ou de Marjane Satrapi, dont le Persepolis reçut le prix du Jury au Festival de Cannes en 2007 et fut nommé à l’Oscar 2008 du meilleur film d’animation. Une reconnaissance qui touche l’ensemble de l’animation française, illustrée par le succès des étudiants d’animation français en festival. A noter aussi le récent succès du court-métrage français d’animation Logorama, réalisé par le studio H5 et couronné de l’Oscar en 2010. Ce film a surtout réussi à enchaîner les prix à Cannes, Clermont-Ferrand et aux Oscars, ce qui reste assez exceptionnel pour un court-métrage. On attendra le dimanche 20 février et la remise des prix de la Berlinale pour mesurer un peu plus précisément le poids de l’animation française à l’international. On peut déjà affirmer que le cinéma français d’animation aux paysages divers et aux univers affirmés n’a pas fini de faire parler de lui…

* Ecran Total, n°838, semaine du 9 au 15 février 2011

PHC

 

En bonus, une interview de Michel Ocelot qui parle des techniques d'animation et de ses films. Il y présente Les Contes de la Nuit.

 

02:05 Publié dans Portraits | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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