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16/02/2011

Carnet de bord : jour 7

762344702.JPGC’est le jour du départ et nous devons faire le ménage avant de rendre l’appartement en fin de matinée.

 

Nous avons encore deux rendez-vous ce matin du côté du marché du film : Yoann Ubermulhin, directeur des ventes chez Pyramide International, et Anne de La Hamelinaye, responsable des pays germanophones chez UniFrance. Deux nouvelles rencontres intéressantes pour notre travail.

 

Nous nous installons dans un café sur la Potsdamer Platz et Capou reste avec nos bagages à bouquiner pendant que nous allons faire un tour dans le quartier. En six jours nous n’avons pas vraiment eu le temps de découvrir Berlin et comme nous avons deux heures à tuer… Nous nous dirigeons vers le Memorial de la Shoah, lieu incroyablement envoutant, puis vers la Porte de Bandeboug, puis vers le Reichstag, et nous marchons finalement jusqu’à Alexanderplatz. Nous sommes frigorifiés et rejoignons enfin Capou, endormi sur une table du café.

 

Il est déjà l’heure de prendre le chemin de l’aéroport. Comme à l’aller, une organisation est à mettre en place avec le matériel vidéo avant d’embarquer. Comme tous bons Français américanisés qui se respectent, nous prenons le temps de déguster un menu Whopper au Burger King de l’aéroport avant de monter dans l’avion.

Nous sommes tous épuisés par ce séjour mais heureux de cette expérience, nous repensons à nos rencontres, aux quelques films que nous avons eu la chance de découvrir (bien trop peu), et à cette étourdissante ville de Berlin.

 

Fermons les yeux maintenant, nous atterrissons bientôt à Paris pour de nouvelles aventures et il nous reste encore beaucoup de travail pour mener à bien notre projet…

HV

15/02/2011

Carnet de bord : jour 6

402421152.2.JPGDe retour au marché du film en ce lundi matin où l’effervescence du premier week-end de festival est légèrement retombée. Nous allons avoir plus de liberté pour filmer et prendre de la documentation sur les différents stands. Après un petit déjeuner au café central du bâtiment, nous vaquons chacun de notre côté et dévalisons tous les présentoirs en essayant d’obtenir un maximum de contacts. N’oublions pas que nous ne sommes encore que des étudiants et que cela ne durera pas. Nous adoptons donc une attitude de jeunes loups aux dents longues pendant une petite heure et nous retrouvons pour une interview du réalisateur iranien Babak Jalali. Il s’agit d’un jeune homme très sympathique et ouvert. Il nous parle de son travail, de son expérience de tournage en Iran. Il évoque également le sort de son compatriote Jafar Panahi et s’épanche davantage sur le sujet en off…

 

Nous déjeunons dans un restaurant italien du quartier et regagnons tranquillement l’appartement pour travailler sur le blog et soutenir Jess et Ethel dans leur lourde besogne de montage des premières vidéos. L’après-midi passe doucement et après avoir dîné nous décidons de sortir du côté de Kreuzberg pour voir ce qu’il se passe en ce soir de Saint-Valentin.

 

Il fait un froid polaire dehors et notre soirée se déroule tranquillement, à discuter de notre séjour et boire différents cocktails. Je recommande les tequilas brunes-canelle-orange du Bateau ivre et les metropolitans du Kirk. Une soirée calme et agréable.

 

Nous partons déjà demain…

HV

14/02/2011

Carnet de bord : jour 5

 

2100037560~.JPGNous avons rendez-vous en début d’après-midi avec David Grumbach, producteur basé au Luxembourg. Il nous amène au dix-septième étage d’un buiding de la Potsdamer Platz, à une conférence sur la co-production européenne organisée par l’équivalent allemand du CNC. De nombreux producteurs européens sont là à finaliser des accords de co-production et évoquer de futurs projets. Beaucoup d’entre eux acceptent malgré tout de nous parler de leur métier et de leur séjour à Berlin durant le festival. C’est important pour nous de rencontrer tous ces professionnels de différents pays.

Par ailleurs, il y a un buffet assez fourni, ce qui n’est pas négligeable avec la gueule de bois générale dont nous sommes victimes… Nous restons donc un petit moment ici. Nous prenons quelques minutes pour filmer le panorama qu’offre la terrasse sur la ville. Capou s’improvise en guide de Berlin et je pense qu’une information sur deux est erronée, mais qu’importe le spectacle vaut le coup d’œil. Nous ne nous attardons pas trop dehors car à cette hauteur le vent est glacial : il fait -13°C aujourd’hui à Berlin.

 

Nous nous rendons ensuite vers le Berlinale Palast pour faire quelques plans et réaliser d’autres micro-trottoirs. Les gens sont réceptifs et jouent le jeu, c’est agréable.

 

Nous avons ensuite rendez-vous avec Roxane Arnold, directrice de la programmation chez Pyramide Distribution. Elle prend le temps de répondre à nos questions sur son métier, sur son rôle durant la Berlinale. Elle voit un très grand nombre de films et nous accorde tout de même cet instant entre deux séances. Encore une fois, l’entretien est intéressant, il est important pour nous d’aborder cet aspect du métier, primordial lors d’un festival.

 

Nous nous dirigeons maintenant vers le Sony Center, création architecturale ultra-moderne : un immense dôme métallique niché entre de grands immeubles en verre. A l’intérieur, il y a le musée du cinéma allemand, quelques boutiques et des cafés. Tout en haut, il y a la terrasse d’un bar qui offre une vue impressionnante sur l’édifice. Nous décidons de nous y rendre pour prendre quelques plans. Nous passons ensuite du temps dans l’ascenseur en verre à filmer notre descente et notre remontée. L’idée est bonne, la réalisation moins…

 

Nous nous installons dans un café au rez-de-chaussée et attendons David Grumbach qui doit nous rejoindre pour aller avec nous à la soirée Eurimages, en face du marché du film.

 

Nous arrivons donc là –bas, dans un vieux bâtiment somptueux, où après avoir passé le contrôle de sécurité, nous pénétrons dans de larges salles où des centaines de producteurs et distributeurs sont présents. Tout le monde se sert allègrement en vin rouge et nous tachons de faire comme tout le monde… Nous interviewons une charmante réalisatrice luxembourgeoise d’une trentaine d’années et flânons tranquillement dans cette soirée. Nous ne connaissons pas grand monde et il est donc difficile de nous sentir à l’aise ici. Nous prenons tout de même le temps de tomber amoureux de Julie Gayet et Léa Drucker avant de quitter les lieux…

Ethel rejoint Jess au Berghain. Les autres rentrent se reposer, ce soir c’est night off pour la plupart d’entre nous.

 

Nous avons fait beaucoup de rencontres intéressantes aujourd’hui et il en sera probablement de même demain. Berlin est une ville agréable la journée aussi…

HV

13/02/2011

Carnet de bord : jour 4

 

1930733668.JPGEncore un réveil très difficile pour notre troisième jour à Berlin. Nous prenons notre temps, déjeunons tous ensemble et passons une partie de l’après-midi à écrire des articles, charger quelques photos, et dérusher.

 

Nous avons un rendez-vous un peu plus tard avec Denis Carot, producteur chez Elzévir Films, à l’hôtel Mariott. L’endroit est bien entendu très luxueux. Une partie du marché est installé ici également, certains stands sont éparpillés dans les vastes étages du palace. Nous prenons le temps d’installer un beau plan en demandant l’autorisation au personnel de l'hôtel, et attendons le producteur. Nous devons faire vite car il est à Berlin seulement pour le week-end et enchaîne les rendez-vous… Nous discutons tout de même une demi-heure avec lui des différents projets qu’il défend actuellement.

Nous faisons un petit détour par le comptoir des accréditations afin de retirer des places pour le lendemain. Forcément la plupart des séances du dimanche sont inaccessibles ou complètes. Il y a une programmation très attendue ce jour là au Berlinale Palast : Les contes de la nuit de Michel Ocelot, Pina de Wim Wenders, et Cave of forgotten dreams de Werner Herzog. Il n’y aura donc pas de film pour nous demain malheureusement…

 

Nous nous rendons néanmoins au cinéma l’Urania, dans Berlin Ouest pour la séance du film Margin Call de JC Chandor, avec Kevin Spacey, Jeremy Irons et Demi Moore. Thriller palpitant ayant comme théâtre Wall Street au moment de la crise financière. Certain d’entre nous vont voir Life in a day de Kevin McDonald produit par Ridley Scott. Film-pari assemblant des images envoyées par les internautes via Youtube et montées ensemble offrant une sorte d’instantané de la journée du 24 juillet 2010 dans le monde, un témoignage de notre époque.

 

Après le film, il est temps de tous nous retrouver à l’appartement pour dîner et se répartir quelques taches pour l’avancée du projet. Nous passons un moment à travailler chacun de notre côté et commençons à boire quelques verres avant de décider de sortir dans un bar pas très loin : le Republik Bar. Nous sommes samedi soir mais les excès de la veille ont laissé des traces et courir dans les immenses clubs de Berlin n’inspire personne.

 

Nous arrivons donc dans ce bar à l’ambiance idéale pour nous ce soir : c’est assez petit, plein à craquer, la musique est festive, et le rhum coule à flot… Nous commandons une tournée de rhum-maté (découverte berlinoise à importer ici de toute urgence) et commençons à nous imprégner du lieu. Le bar a une mascotte : un type au style improbable, il passe de groupe en groupe pour raconter des blagues en allemand et se met à vous crier dessus d’un seul coup, sans raison apparente. Il est à moitié fou, aussi allumé qu’Iggy Pop à l’Octoberfest. Il va sur la piste et écarte la foule avant de se lancer dans des pas de danse endiablés, tel un Indien appelant la pluie, tel Nuage d’encens. J’oserais même ce jeu de mot ridicule : Nuage dansant. Nous voici donc là à siroter nos rhum-maté, danser, et draguer. Notre mascotte revient au milieu de la piste avec un joint d’environ un mètre de long et fait tirer une bouffée à tout le monde (un calumet de la paix en somme). La soirée se déroule ainsi pendant des heures : samedi soir, nous tenons encore le rythme…

HV

12/02/2011

Carnet de bord : jour 3

821240920.JPGNous voici tous les six en direction du marché du film pour un rendez-vous avec Roberto Olla sur le stand d'Eurimages. Nous tournons une interview très intéressante avec lui sur le financement du cinéma européen. Roberto Olla est un homme brillant, il se montre de plus très disponible à notre égard pour quelqu'un de son calibre. Nous prenons quelques plans de caméra à droite à gauche dans le marché du film. Il s'agit d'un grand espace étendu sur deux étages dans un bâtiment somptueux. De très nombreux distributeurs français et européens sont présents, ainsi que les commissions de films de la plupart des pays du continent. L'atmosphère est agréable, l'ensemble de la profession est là, à visionner des extraits et négocier des droits de films. Une grande partie de ce que sera le Cinéma européen cette année se joue ici.


Nous allons déjeuner rapidement avant de retourner vers le Berlinale Palast pour prendre des plans d'ensemble et réaliser un micro-trottoir. Les interventions sont plus ou moins intéressantes mais c'est un peu le principe d'un micro-trottoir finalement.


Le temps passe et il est déjà temps pour nous de nous rendre à la projection du film Offside de Jafar Panahi. Le réalisateur iranien devait être membre du jury cette année mais il a été emprisonné il y a quelques mois pour avoir tourné un film sur les manifestions de Téhéran l'an dernier. Nous avons eu la chance d'obtenir des places pour cette belle séance dans la principale salle de la Berlinale. Une importante foule est déjà massée autour de l'entrée, l'effervescence est à son comble. Nous arpentons le tapis rouge devant les photographes, non sans une certaine excitation. Nous croisons Costa-Gavras qui a juste le temps de nous décrocher un large sourire (true story) et pénétrons dans l'enceinte. Nous récupérons un casque pour une traduction instantanée du film en français (parce que le farci sous-titré en allemand ce n'est pas gagné), et nous montons nous installer à nos places. Je ne m'étendrais pas sur la présentation du film car il y a déjà un article dessus mais il s'agit incontestablement d'un des meilleurs souvenirs de notre séjour berlinois.


Après la projection, nous rentrons tranquillement à la maison pour écrire à chaud un article sur le film, et enchaînons par un apéritif tous ensemble. Nous sortons quelques heures plus tard en direction d'une péniche sur la Spree aménagée en club dont j'ai oublié le nom. Nous profitons d'être à Berlin pour faire la fête, partageant les verres et les éclats de rire, des étoiles dans les yeux et des bourdonnements dans la tête : la soirée offre ce que la scène électronique berlinoise a de meilleure actuellement et nous ne nous privons pas.


Je tairais l'heure à laquelle nous nous couchons ce soir-là parce que c'est indécent...

HV

 
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